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Le domaine de Marsinval

 LE DOMAINE DE MARSINVAL

  Le projet   

            En 1971, la société Breguet Construction projette réalisation à Vernouillet d’un ensemble pavillonnaire sur le modèle américain. Elle acquiert à cet effet, une surface de 50 hectares environ comprenant la ferme de Marsinval, une autre ferme et des terrains appartenant à la société des Pompes Guinard. Ce projet est soutenu et encouragé par la municipalité de l’époque, très favorable à une urbanisation importante de la ville. Après la Cité du Parc composée de logements de type HLM, le domaine de Marsinval devait rééquilibrer la population de Vernouillet.

            La ZAC de Marsinval est créée par arrêté du 3 mai 1971  

            Le projet  s’adresse à une population de jeunes cadres supérieurs travaillant à Paris et souhaitant se “mettre au vert“. De nombreux projets de ce type foisonnent dans toute la banlieue parisienne, principalement à l’Ouest.

            Le document de présentation donne une image très bucolique de Vernouillet. La proximité de l’école Notre Dame de Verneuil, même si elle ne figure pas dans le document publicitaire, fait aussi partie des arguments de vente.

Document Breguet de présentation du Domaine de Marsinval

Plan du domaine établi par la société Breguet

La réalisation du projet a duré environ cinq ans. Elle a nécessité d’importants travaux de terrassement et la construction d’une nouvelle route d’accès l’avenue Montaigne. La nature argileuse du sol crée certaines difficultés ce qui provoque des retards dans la construction, les maisons étant posées sur une dalle sans fondation. Pour éviter des glissements, certains travaux de fixation au sol sont nécessaires.

            Tant dans sa conception d’ensemble que celle des maisons, le Domaine est très “américain“ : large espace entre la maison et la rue, sans barrière ni clôture, ni cave ni sous-sol, grand garage pour deux voitures avec accès de plain-pied avec la maison, nombreux placards et équipements sanitaires. Trois modèles sont proposés :

À noter que le garage est inclus dans la surface annoncée et que le prix affiché est révisable en fonction de l’indice de la construction.

  1. Le modèle “Saule“

Maison de plain-pied sans sous sol ni étage.

La maison “Saule“ telle que présentée dans les documents Breguet.

  1. Le modèle “Cyprès“

Modèle en L de plain-pied, sans étage ni sous-sol.

La maison Cyprès telle que présentée dans le document Breguet

  1. La maison “Chêne“

C’est la plus grande des trois . C’est la seule prévue avec un étage.

La maison “Chêne“, telle que présentée dans le document Breguet

            À l’automne 1971, trois maisons témoin, une de chaque modèle, sont construites dans la partie la plus haute du domaine. Une route d’accès a été construite. Un bureau de vente y est installé. 

            La première tranche est livrée fin 1973. Elle se situe dans la partie la plus basse du domaine. La construction des maisons se poursuit du bas vers le haut et n’est terminée qu’en 1977.

            La conception de l’ensemble, inspirée des réalisations faites aux Etats-Unis, n’est pas toujours appréciée. Les mentalités françaises traditionnelles critiquent le manque de mur et de cave. “ Il ne manque que le sheriff ! “ m’a dit un jour un ami à qui j’avais fait visiter le domaine. Particulièrement, le cahier des charges interdit la construction de portails ou portillons et les clôtures ne peuvent être que végétales. Malgré cela, les maisons se vendent bien.

            Breguet remet à chaque nouveau propriétaire un guide dont nous reproduisons ci-après la couverture

Le chapitre 1 nommé Marsinval et sa région, donne des renseignements sur les moyens d’accès, sur les villes proches, Saint Germain en Laye et Poissy, et les forets environnantes. Sous la rubrique “LES RESTAURANTS“ Cazaudehore (une étoile Michelin ) à Saint Germain en Laye, le Coq au Vin à Triel, le Moulin Rouge à Médan, l’Esturgeon à Poissy et la Grande Pinte à Meulan.Le restaurant du Château à Bures, est mentionné comme le plus proche du Domaine. Il n’est pas fait mention du restaurant “Les Charmilles“ à Vernouillet. N’a-t-il pas été jugé assez “select“ pour la clientèle du domaine ?

Au chapitre 2, “Spécial Domaine de Marsinval on lit :

“… 1. LES COMMERÇANTS

            Pour vos courses de tous les jours, un centre commercial complet et prévu au Domaine de Marsinval même. Il doit comprendre une superette alimentation générale, droguerie, etc.), une pharmacie, une librairie-papeterie, un tabac…

Mais à quelques kilomètres de Marsinval, en prenant la N.13 en direction de Saint Germain en Laye, vous trouverez tout ce qu’il vous faut à l’hypermarché Montréal [1]qui se trouve au bord de la route, à Chambourcy.

Par ailleurs, à Vernouillet, vous trouverez outre le Centre Commercial du Parc, tous les commerces. Marché le samedi matin.

Et, bien entendu, nous vous rappelons que Saint Germain en Laye est très bien fourni en magasins de luxe et en magasins spécialisés ... “

            En fait, le centre commercial complet, prévu dans le domaine, ne verra jamais le jour. Les bâtiments prévus à cet effet furent en partie construits, mais malgré les efforts des uns et des autres, il ne fut pas possible de convaincre des commerçants de venir s’y installer. Seule une boutique de cosmétique et parfumerie y eut une présence éphémère.

Le chapitre donne ensuite les indications concernant les écoles. On lit :

“…2.LES ÉCOLES

La commune de Vernouillet a prévu, avec la participation financière de la S.C.C Domaine de Marsinval, la réalisation d’un groupe scolaire et de sports de 3 000 m2comprenant 4 classes primaires et 2 classes maternelles.

Mais d’ores et déjà vous pouvez inscrire vos enfants à Vernouillet,où se trouve un C.E.G. (Centre d’Enseignement Général Decaris, avenue de Triel.Tel.965.73.84), quatre classes primaires, quatre classes maternelles (Le Parc 59 Tel 965.73./84). Autres possibilités : le Lycée de Poissy (88, rue de Villiers. Tel 965.13.55) et le Collège technique de Poissy (62 bd.Devaux, tel 965.06.63.).

Enfin Saint Germain en Laye est réputé pour ses trois lycées : le lycée international de l’O.T.A.N. (tel 963.14.31) le lycée de jeunes filles Claude Debussy (963.05.36) et le lycée Marcel Roby (963.02.06)…“

            Dans cette énumération des écoles,   on est étonné de ne pas voir figurer le collège Jean Zay de Verneuil qui accueille les enfants de Vernouillet des classes “cycle long“ non assurés par le C.E.G., ni le lycée Le Corbusier de Poissy. Il est étonnant aussi de ne pas voir mentionnée l’école privée des Oiseaux à Verneuil, alors qu’au cours des visites des maisons témoins, cette proximité est systématiquement  mentionnée. D’ailleurs de nombreux habitants du Domaine envoient leurs enfants dans cette école. La construction de l’école du domaine ne sera pas immédiate puisque la première pierre n’est posée qu’en 1973.

Le chapitre suivant traite des moyens de transport.Liaisons ferroviaires vers Paris à partir de la gare de Vernouillet, liaisons par car vers Saint Germain. Il n’existe à l’époque aucune desserte du Domaine. La liaison par car vers la gare ne sera instituée qu’en janvier 1984.

Le chapitre suivant du fascicule traite des sports. Il est écrit :

  1. LES SPORTS

L’équipement sportif du Domaine de Marsinval comporte 2 tennis, 1 piscine, 1 club-house, et de nombreuses aires de jeux pour les enfants de 2 à 6 ans et de 6 à au-delà…

Mais la région vous offre d’autres importantes possibilités :

Équitation, tout près, au hameau de Breteuil et aux Alluets le Roi,. Mais aussi le célèbre manège Howlett , à Saint Germain en Laye (6, rue de Tourville Tel .963.05.90) et à Fourqueux

Plages piscines, à Médan  Villennes (tel.975.83.03) et à Poissy(965.06.01). Ultramoderne piscine couverte à l’entrée de Saint Germain, à l’orée de la forêt.

Voile, partout sur la Seine, à partir de Poissy et surtout aux Mureaux qui possèdent un superbe plan d’eau où se courent des régates. Yacht-club Ile de France, quai Albert Glandaz. Tel 474.02.71).

Canotage, à Médan

Vol à moteur, aux Mureaux et à Beynes (tel. 489.10.05). Pour le vol à voile, demandez M. Loison à Villennes (tel.975.82.03)

Judo, etc.à l’Association sportive de Villennes (siège à la mairie)

Enfin, les pécheurs pourront pêcher à Vernouillet et tout au long de la Seine.Les chasseurs pourront s’adresser à M. Daniel, rue du Bas-Breteuil à Villennes.

            Cette présentation des sports à l’usage de habitants du domaine est édifiante. Indépendamment des installations propres au domaine, on parle d’équitation, de Vol à moteur, de voile… Il n’est fait aucune mention des sports pratiqués au sein des associations de Vernouillet : Boules, Cyclisme, Cyclo, Escrime, Football, Gymnastique (2 clubs), Judo, Karaté, Marche, Parachutisme, Pêche au coup, Tennis, Voile (BNO), Yoga [2] .  On vous oriente sur l’Association sportive de Villennes.

Le chapitre suivant traite des garages.

Puis le sujet de services médicaux est abordé :

“ 7. LES SERVICES MÉDICAUX ET PARAMÉDICAUX“

Les plus proches médecins sont :

À Vernouillet, le docteur Brisson, 32, rue Jean Jaurès (tel.965.64.17) et le docteur Cornillon, 3, avenue de Trirl (tel.965.64 .21).

À Villennes, le docteur Bouillette, 10, avenue Foch (Tel 975.64.21) et le docteur Beaugrand, 8, avenue Foch (te.975.82.09).

Vous pouvez avoir besoin d’autres services, voici leur adresses :

Ambulanciers : Ambulances Sainte Anne, 47 Le parc, Vernouillet (tel. 965.71.56).Ambulance Legrand (tel. 965.30.58).

Dentistes : Célerier, 15 avenue Clémenceau, Villennes(tel.975.82.79)

Infirmières : Mme Lelan, 21, rue Paul Doumer, Triel (tel.965.73.15)…“

On  est surpris de ne pas trouver sur cette liste, les deux dentistes de Vernouillet, le docteur Alabouvette et le docteur Jallat. Les infirmières de Vernouillet (Mlle Fillon ..) ont aussi été oubliées.

             Le décor est planté : Pour le promoteur, il ne s’agit pas d’un nouveau quartier de Vernouillet, mais d’un ensemble séparé, isolé de la ville, sans rapport avec les activités de la ville. Le domaine de Marsinval est conçu comme un monde résidentiel à part, de haut standing, destiné à une population dont les activités professionnelles sont à Paris ou dans d’autre communes de la banlieue parisienne, qui a fait le choix de vivre en banlieue. On peut sourire du titre du fascicule “comment être déjà du pays en arrivant à Marsinval“ . Quel pays ?

Les habitants du Domaine

            Les premiers habitants emménagent fin 1973. Ils correspondent bien à l’image souhaitée par le promoteur et déjà les problèmes se posent. Devant la lenteur de Breguet à la mise en place de la copropriété, ils s’organisent. Une association de “Défense des intérêts des propriétaires du domaine de Marsinval“ est crée à l’initiative de M. Marcel Tamburini qui en est le premier président. Y participent M. Régis Couturier, M. Fromonot, M .Finas.

            La première démarche de cette nouvelle association a été de manifester auprès de Breguet pour réclamer les équipements collectifs prévus : piscine, tennis, club-house, centre commercial, mais surtout les écoles. La construction de celles-ci ne pouvant commencer avant l’octroi de certaines subventions, il faut attendre. En attendant, la municipalité propose l’installation de classes dans des bâtiments mobiles de type Jossermoz. La première pierre de la nouvelle école est posée  seulement en 1977. À cette date, il y a déjà 5 classes primaires et 2 classes de maternelle qui sont bien remplies.

            Le problème des portails se pose dès le début. Certains demandent une modification du cahier des charges. Un compromis est trouvé pour les portillons. Ceux-ci sont autorisés, mais doivent être placés perpendiculairement à la rue. M. Tamburini insiste pour que le cahier des charges connu de tous à l’achat soit respecté. Mais la querelle subsiste. Quatre portails apparaissent rue Eustache Deschamps, en toute illégalité. Marsinval se divise en pro et anti-portail. Une réunion extraordinaire est assemblée pour voter un budget destiné à financer les actions juridiques. Un administrateur judiciaire, est sollicité. Il coûte très cher mais ne fait rien.

            Une fête avec méchoui est organisée près de la forêt. Un chapiteau est installé et six musiciens animent la manifestation. Les bureaux de vente installés dans les maisons témoins restent ouverts pour assurer l’intendance. M. Tamburini avait demandé la présence de la police pour assurer la sécurité. Celle-ci lui a été refusée. Et en soirée la fête est perturbée par une bande de voyous venus d’ailleurs. D’autres petites fêtes sont organisées dans le domaine : par exemple, les habitants de la rue Pierre de Ronsard en organisaient une régulièrement.

            Les habitants du domaine constituent très vite une communauté à part qui n’a que très peu de contact avec les autres quartiers de la ville. Face aux problèmes spécifiques du lieu, ils se regroupent pour faire avancer les choses, mais ne sortent pas des limites de l’ensemble. Ils ne s’impliquent guère dans les activités associatives de la ville. On voit sur le prospectus qui leur a été remis, qu’ils n’y sont guère encouragés. M.Tamburini prend de nombreux contacts avec le maire, Marcel Moulin qui souhaite un rapprochement entre les habitants de Vernouillet et ceux du domaine. C’est dans cet esprit de rapprochement que Marcel Moulin propose à Marcel Tamburini de faire partie de sa liste aux élections municipales de 1977. Bien que n’étant pas de sensibilité  “Union de la Gauche“, Marcel Tamburini accepte et sera élu. Son souci est de sortir le domaine de son isolement. Mais la population du domaine est peu disposée à se mêler aux habitants des autres quartiers.

            Lors de la rentrée des classes, il est procédé dans toutes les écoles, à l’élection de parents au conseil d’administration. Dans les écoles de Vernouillet, comme dans la plupart des écoles de France, deux fédérations, la PEEP et la FCPE présentent des candidats. À Marsinval se crée une association spécifique de parents de Marsinval, qui refuse tout contact avec les fédérations nationales. Ces “indépendants“ sont majoritaire aux élections dans les écoles de Marsinval !  Ils seront également représentés au Collège. Dans leurs tracts, on pouvait lire “Marsinval pour Marsinval“.

            Vus du village, les habitants du domaine sont de nouveaux riches arrogants, snobs et prétentieux.

            Cette image reste encore vivante aujourd’hui, malgré les efforts de beaucoup d’entre eux pour la rectifier et l’arrivée d’une population de même type dans les nouveaux  quartiers.

            Pour la mairie, les manifestations “jumelage“, assez intenses à cette époque, sont une occasion de les faire participer. Leurs grandes maisons offrent des possibilités d’hébergement intéressantes. De nombreuses familles répondent  “présent“ et accueillent les hôtes étrangers, mais aucun n’a pris des responsabilités au sein du Lien Européen, l’association créée en 1977 pour animer les échanges.           Certains s’engagent au niveau des activités de la paroisse, principalement les parents des élèves de l’école Notre Dame. D’autres, pour des raison idéologiques, rejoignent les associations qui animent la cité du Parc, principalement l’amicale laïque. Mais ils sont minoritaires dans le Domaine. Côté sport, on trouve de nombreux adhérents au tennis club.

Mais une grande proportion des habitants ne vit qu’au domaine et n‘a aucun contact avec le reste de la ville.

            Dans le domaine comme ailleurs, il y a des drames. Ainsi, un père de famille, dans une situation désespérée, s’est donné la mort un soir de Noël, après avoir tué sa femme et ses enfants !

            Ce “ghetto de riches“ est aussi intéressant pour les cambrioleurs et autres malfaiteurs. Certaines maisons ont même été entièrement vidées en août, lorsque leurs occupants étaient en vacance !

Les écoles

            Des l’arrivée des premiers résidents du domaine, la population scolaire est importante tant en primaire qu’en maternelle. Mais l’école, prévue dans le  projet, se fait attendre. Le promoteur préfère donner la priorité à ce qui se vend, les maisons, au détriment des équipements collectifs. En attendant la construction de l’école, on installe des classes mobiles de type Jossermoz. La première pierre de la nouvelle école ne sera posée que le 13 janvier 1977.

Sur cette photo parue dans le bulletin municipal de 1977, on reconnaît le Maire, Marcel Moulin, (au fond 5e à partir de la gauche avec un chapeau) et Marcel Tamburini (3e à partir de la droite)

Le programme de construction, annoncé dans le Flash information de mars 1977, est :

Fin mars : fin des fondations

Début juin : fin du gros œuvre (3 chantiers simultanés

Fin juin : bâtiment hors d’eau

12 septembre : installation du mobilier

13 septembre : ouverture pour la rentrée 1977-78

En 1979, alors que le domaine est maintenant terminé et habité, l’école primaire de Marsinval compte 135 élèves, répartis en 5 classes (une par niveau). La directice est Mme Martin.

La maternelle accueille les enfants dès 3 ans. Elle compte 70 élèves répartis en 2 classes . La directrice est Mme Granger.

            Avec le temps, la population scolaire diminue. Les enfants grandissent les parents restent.

De Jossermoz à Jean Mermoz

            L’école étant construite, la Municipalité décide de réutiliser le bâtiment provisoire Jossermoz comme salle de réunion et d’activité associative. Le bâtiment est déplacé sur un terrain de la route de Triel en face du stade. Il comprend 2 salles de réunion (anciennes salles de classe), une entrée, des sanitaires et une petite cuisine.

            Plusieurs manifestations tant associatives que municipales y sont organisées. Mais la presse locale qui rapporte ces événements, ne connaît pas Jossermoz, et mentionne à la place “Jean Mermoz“. Plus tard, en 1983, lors d’un conseil municipal, M. Pefferkorn suggère “…Puisque la presse locale l’appelle Jean Mermoz, pourquoi ne donnerait-on pas le nom du conquérant de l’Atlantique Sud  à cette salle…“. La proposition est adoptée et un groupe d’élèves du Collège Émile Zola se rend au musée de l’air du Bourget pour ramener de la documentation sur Jean Mermoz et en décorer la salle.

            Aujourd’hui, cette salle, faute d’entretien, tombe en ruine et est vouée à une prochaine démolition. La décoration sur Jean Mermoz a disparu depuis longtemps.

Carte postale de présentation du Domaine de Marsinval (ca 1980)

[1] Aujourd’hui centre commercial Carrefour

[2] La liste des activités sportives mentionnées est celle publiée dans le bulletin Municipal Vernouillet Flash du 10octobre 1977. La plupart des activités citées éxistaient déjà en 1971.

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