La Cité Pasteur est l’un des premiers ensembles construits à Vernouillet après la Cité du parc et la Cité Maurice Berteaux. C’est un ensemble de 31 pavillons construits par le groupe Richelieu. Il se situe dans le haut de la rue de Marsinval.

Plan d’ensemble du projet Richelieu

Il s’agit de pavillons “économiques“ à vocation sociale, avec accession à la propriété par mensualités. Toutefois le contrat stipule qu’il s’agit d’une vente à terme sous condition suspensive. Les acquéreurs n’ont, pendant toute la durée des payements, aucune part de propriété. Ils ne deviennent propriétaires qu’une fois la dernière traite payée. Si un acquéreur  manque aux paiements des mensualités, il peut être expulsé par le groupe Richelieu qui reste seul propriétaire. 

Le permis de construire est déposé le22 mars 1972.

Les travaux commencent des avril 1972. 

En octobre 1972, les travaux sont achevés.

La livraison aux acquéreurs est prévue pour novembre 1972.

Photo parue dans le bulletin municipal de 1973

Les parcelles ont, suivant les lots, une surface variant de 200à 300m2

Deux modèles de pavillons sont proposés.

22 pavillons de type 5 P (5 pièces)

9 pavillons de type 6P (6 pièces)

Les pavillons possèdent un sous-sol pour les 5 P ; une cave pour les 6 P.

À son achèvement, la population de la résidence  est de 62 adultes  et 74 enfants (43 filles et 31 garçons)

Les difficultés du groupe Richelieu

Le groupe Richelieu rencontre des difficultés. Suite à la mise, en faillite de la société Terre et Famille à Verneuil, dont est issu le groupe Richelieu crée des inquiétudes. Le groupe Richelieu veut contacter un emprunt pour combler son passif et demande à la Municipalité de Vernouillet une garantie d’emprunt. Ceci veut dire qu’au cas de défaillance du groupe Richelieu, la Municipalité se substituerait à lui. Celle-ci est rejetée par le conseil municipal le 7 octobre 1972. La faillite de la Société coopérative “Terre et famille “ à Verneuil, du même groupe que Richelieu, est la raison principale de la méfiance des conseillers municipaux à l’égard du groupe Richelieu.

Mais les pavillons sont pratiquement terminés. Les acquéreurs, dont certains ont déjà donné congé de leur ancien logement s’émeuvent et craignent de ne pouvoir entre dans les pavillons alors qu’ils sont pratiquement achevés. 19 acquéreurs constituent un dossier et envoient une lettre au maire demandant de réinscrire cette question à l’ordre du jour du conseil. Cette question se trouve donc inscrite à l’ordre du jour du conseil municipal du 13 octobre Le maire, Marcel Moulin demande une suspension de séance pour permettre à M. Zimmermann, directeur général du groupe Richelieu, qu’il avait invité, de s’exprimer sur le sujet. La salle du conseil est pleine. Les acquéreurs sont venus particulièrement nombreux. Ils sont inquiets et furieux du refus de la municipalité d’accorder la garantie d’emprunt demandée par le groupe Richelieu. M. Zimmermann se veut rassurant. Il explique qu’il n’y a pas de lien direct entre son groupe et “Terre et Famille“ et que le risque pour la municipalité est pratiquement nul. Il précise qu’un refus de la municipalité entraînerait une élévation des mensualités pour les acquéreurs. Il n’a pas convaincu. La séance reprend et les conseillers maintiennent leur position prise le 3 octobre. La déception est grande dans le public qui se lève et prend à partie les conseillers, en bloquant la porte de sortie. Un conseiller proclame que le vote n’est pas définitif. Certains sont accusés d’avoir monté la tête aux acquéreurs. Finalement, une solution de conciliation est proposée. Une commission est constituée pour étudier et donner la solution du problème. La séance du conseil ne se termine qu’à 1 heure 35

La garantie d’emprunt sera enfin accordée.

Les acquéreurs peuvent entrer dans leurs maisons en novembre 1972 comme prévu, mais les relations avec Richelieu sont tendues. Plusieurs résidents dénoncent le coût excessif des charges imposées par le groupe. N’étant propriétaire de rien, il ne peut, comme cela se fait dans d’autres ensemble créer une association de copropriétaires qui aurait pu choisir son propre syndic. Lors de leur assemblée de 1976, l’association des résidents demande une modification des clauses du contrat pour le transformer en un contrat de vente avec transfert de propriété immédiate. Le conseil municipal exprime un souhait dans le même sens tout en décidant de maintenir sa garantie d’emprunt. Ils se heurtent au refus du groupe Richelieu. Ils ne peuvent que subir. Certains préfèrent anticiper le payement définitif pour être propriétaire à part entière avant l’achèvement des 25 ans initialement prévus. Richelieu procède même à l’expulsion d’un des acquéreurs, peu avant l’échéance finale, pour manquement au payement de mensualités, et cela malgré la proposition faite par plusieurs voisins de payer les sommes dues !

Article de la presse relatant le conseil municipal du 13 octobre 1972

Article de presse relatant l’assemblée générale de l’association des résidents en 1976

Les présidents de l’association des résidents qui se sont succédé :

M. Lautier, Mme Costal, M. Mineur, M. Delafoy, M.Deneuter, Mme Hecquet, M.Fely, M. Heudelot , M. Delafoy, M. Muller, M. Petit.

Initialement, le règlement interdisait la pose de clôtures. Mais dès le début, cette disposition n’a pas été appliquée.  La cité de la rue de Marsinval est baptisée Cité Pasteur après s’être appelée “ Vallée Ouest“

La Cité Pasteur en 2010

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